Condamnation de Marine Le Pen : la cour d'appel envisage "une décision à l'été 2026"

Les espoirs de Marine Le Pen de devenir la prochaine présidente française sont encore permis. La cour d'appel de Paris a déclaré mardi, au lendemain de sa condamnation dans l'affaire des assistants parlementaires, qu'elle envisageait de rendre une décision sur son affaire "à l'été 2026."
Si la décision est bien rendue plusieurs mois avant l'élection présidentielle de 2027 et qu'elle lui est favorable, cela donnerait à la dirigeante du parti d'extrême droite, le Rassemblement national, suffisamment de temps pour entrer dans la course.
Une décision qui change la donne pour le parti d'extrême droite et qui n'oblige pas immédiatement Marine Le Pen à envisager une candidature de remplacement à l'élection présidentielle, comme celle de son protégé Jordan Bardella.
Cependant, Marine Le Pen devra soit être acquittée, soit se voir infliger une peine ne comportant pas d'inéligibilité avec effet immédiat afin de pouvoir continuer à faire campagne.
"C'est une solution prudente choisie par la cour d'appel, qui atténue les critiques sur les effets de l'effet immédiat de l'arrêt", a déclaré Robin Binsard, avocat pénaliste.
"Il existe bien sûr un autre scénario : la grâce présidentielle. Mais il est important de rappeler que le président ne peut accorder une grâce que pour une condamnation définitive. Ce droit de grâce ne peut être exercé que si Marine Le Pen a épuisé toutes les voies de recours", explique l'avocat à Euronews.
En attendant, Marine Le Pen conserve son siège de députée.
Elle n'a pas le droit de se présenter à d'autres élections avant l'été 2026, comme les élections municipales au printemps prochain ou d'éventuelles élections législatives en 2025 dans le cas d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale.
Cette décision intervient alors qu'elle a été condamnée lundi pour avoir détourné des fonds du Parlement européen et qu'elle s'est vu interdire de se présenter à des élections pendant cinq ans avec effet immédiat.
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