Parts du PIB de l'UE : quels pays montent, quels pays reculent ?
L'économie de l'Union européenne repose en grande partie sur quelques pays, en particulier sur ses "Big Four". En 2025, l'Allemagne, la France, l'Italie et l'Espagne représentent à elles quatre 61 % du PIB de l'UE.
Mais la part de chaque pays dans l'économie de l'UE évolue avec le temps. Celle des "Big Four" est en baisse depuis plusieurs décennies. Elle est passée de 67,9 % en 2005 à 65,3 % en 2015, puis 61 % en 2025, selon Eurostat.
Quels sont donc les pays qui affichent les plus fortes et les plus faibles parts de PIB, et comment ces parts ont-elles évolué au fil du temps au sein de l'UE ?
Près d'un quart du PIB de l'UE provient de l'Allemagne
L'Allemagne est de loin la plus grande économie de l'UE. En 2025, elle a produit 24,1 % du PIB du bloc. Le PIB total de l'UE s'élevait alors à 18,8 billions d'euros, dont environ 4,5 billions générés par l'Allemagne.
La France est la deuxième économie, avec une part de 15,9 %, suivie par l'Italie à 12 %.
Quatrième économie de l'UE, l'Espagne affiche une part à un chiffre, 9 %. À elles quatre, les "Big Four" représentent 61 % du PIB de l'Union.
Les Pays-Bas complètent le top 5 avec une part de 6,2 %.
Tous les autres pays de l'UE pèsent chacun moins de 5 % dans l'économie européenne, mesurée par le PIB.
La Pologne s'en approche avec 4,9 %. La part retombe ensuite à 3,4 % pour la Belgique, septième économie de l'UE.
La Suède et l'Irlande affichent chacune 3,2 %, tandis que la part de PIB atteint au moins 2 % en Autriche (2,7 %), au Danemark (2,2 %) et en Roumanie (2 %).
15 pays ne génèrent que 11,2 % du PIB de l'UE
Dans quinze pays de l'UE, les parts de PIB sont inférieures à 2 % et, ensemble, ils ne produisent que 11,2 % de l'économie du bloc.
La Tchéquie (1,8 %), le Portugal (1,6 %), la Finlande (1,5 %), la Grèce (1,3 %) et la Hongrie (1,2 %) restent au-dessus du seuil de 1 %.
Les plus faibles parts de PIB sont observées à Malte (0,1 %), Chypre (0,2 %), la Lettonie (0,2 %) et l'Estonie (0,2 %).
Évolution sur 20 ans : l'Italie et la France sont les grands perdants
Si l'on compare les parts de PIB sur les 20 dernières années, certains pays ont connu des changements marqués, à la hausse comme à la baisse.
L'Italie et la France sont les grands perdants entre 2005 et 2025. Alors que l'Italie représentait 15,6 % du PIB de l'UE en 2005, sa part est tombée à 12 % en 2025. Soit une baisse de 3,6 points de pourcentage (pp) sur cette période.
La France est passée de 18,4 % à 15,9 %, soit un recul de 2,5 pp.
L'Espagne et la Grèce suivent, avec une baisse de 0,7 pp chacune. Mais comme l'économie grecque est plus petite, la variation y est plus significative, sa part étant passée de 2 % à 1,3 %.
L'Allemagne n'a enregistré qu'un très léger recul de 0,1 pp sur les 20 dernières années.
La Pologne est la grande gagnante
La Pologne affiche la plus forte progression de son PIB en part du total de l'UE. Sa part est passée de 2,6 % en 2005 à 4,9 % en 2025, soit une hausse de 2,3 pp. Au regard de la taille de son économie, il s'agit d'une évolution remarquable.
L'Irlande et la Roumanie ont également gagné plus de 1 pp, respectivement 1,4 pp et 1,2 pp.
Même si leur poids reste modeste dans l'économie de l'UE, la Tchéquie est passée de 1,2 % à 1,8 %, tandis que la Bulgarie a augmenté de 0,3 % à 0,6 %.
Évolution sur 10 ans : la part de l'Allemagne recule de 1 pp
Des changements importants sont aussi intervenus sur la dernière décennie, entre 2015 et 2025. La part de la France a diminué de 2 pp et celle de l'Italie de 1,5 pp. Celle de l'Allemagne dans l'économie de l'UE a également reculé de 1 pp, passant de 25,1 % à 24,1 %.
La Pologne reste le pays qui a enregistré la plus forte croissance sur cette période de 10 ans, avec une hausse de 1,4 pp. Cela montre que l'économie polonaise croît progressivement et qu'elle occupe une place de plus en plus importante dans le total de l'UE.
Le PIB par habitant, une réalité différente
Bien sûr, les variations de PIB ne tiennent pas compte de la taille de la population. Le PIB reflète surtout la taille globale de l'économie d'un pays.
Il ne met pas non plus en lumière les évolutions du PIB par habitant dans les pays de l'UE, car le PIB et le PIB par habitant sont deux indicateurs différents.
Le PIB par habitant en standards de pouvoir d'achat (SPA) est largement utilisé pour comparer les pays, car le coût de la vie varie fortement d'un État membre à l'autre.
Le salaire brut annuel moyen diffère lui aussi largement d'un pays européen à l'autre.
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