Sciences Po Paris n'est pas un lieu pour des "meetings de campagne", prévient son directeur
Par AFP © 2026 AFP
Sciences Po Paris n'est "pas un lieu" pour organiser des "meetings de campagne", a insisté mercredi son directeur Luis Vassy à quelques mois de l'élection présidentielle, estimant qu'on peut "débattre d'un sujet de fond" à condition qu'il y ait une "discussion" voire une "contradiction"
"Sciences Po n'a pas à être un lieu de meetings", "c'est un lieu de débats", pas un lieu "pour organiser un meeting de campagne", a-t-il souligné en conférence de presse.
"On peut débattre d'un sujet de fond, mais on ne peut pas imaginer qu'on va juste venir porter son message comme on le ferait dans une salle municipale ou un théâtre qu'on aurait loué", a-t-il ajouté, disant vouloir "protéger" la prestigieuse école parisienne "des tentatives d'instrumentalisation".
Selon lui, "le rôle de Sciences Po c'est de pouvoir accueillir toutes les personnalités invitées par les étudiants et qui acceptent les modalités qui sont les nôtres", à savoir que quelqu'un porte une "discussion" voire une "contradiction".
"La règle s’applique à tout le monde", a-t-il assuré.
Interrogée sur une éventuelle nouvelle invitation de l'eurodéputée LFI Rima Hassan, Luis Vassy a répondu que "toute personnalité appelant les étudiants à se soulever n'est pas la bienvenue" à Sciences Po. En novembre 2024, le Conseil d'Etat avait donné raison à l'établissement qui n'avait pas autorisé une conférence de l'élue insoumise.
L'école avait été le théâtre de plusieurs mobilisations propalestiniennes ayant entraîné des interventions de la police en 2024, dans un climat politique électrique.
Mais en cette rentrée, "l'ambiance" au sein de l'école est "extrêmement bonne", a-t-il affirmé.
Il a souligné qu'il n'y avait eu aucune saisine de la section disciplinaire, composée d'étudiants et d'enseignants-chercheurs, "autres que pour des violences sexistes ou sexuelles ou plagiat", depuis celles des étudiants ayant participé à des blocages mi-septembre 2025 dans le cadre du mouvement "Bloquons tout".
La direction n'a pas saisi la section disciplinaire concernant les étudiants qui ont occupé un amphithéâtre au printemps pour s'opposer à la loi Yadan sur les nouvelles formes de l'antisémitisme, a-t-il indiqué. Ces étudiants avaient été verbalisés par les forces de l'ordre appelées par la direction de l'école.
Today