RDC : grâce partielle pour 3 Américains impliqués dans une tentative de putsch

Le président congolais Felix Tshisekedi a commué les peines de mort de trois Américains condamnés pour avoir participé à une tentative de coup d'Etat ratée dans la capitale du pays, Kinshasa, l'année dernière.
Ils avaient été condamnés à la peine de mort pour avoir participé à une tentative de coup d'Etat. En République Démocratique du Congo, 3 ressortissants américains viennent d'être graciés par le président Félix Tshisekedi.
Un décret présidentiel a commué leur peine de mort en prison à vie, a déclaré la porte-parole de la présidence congolaise, Tina Salama, plus de six mois après qu'un tribunal militaire a condamné les trois Américains et plus de 30 autres personnes à la peine de mort pour le coup d'État manqué.
Cette grâce intervient alors que les autorités congolaises s'efforcent de signer un accord sur les minéraux avec les États-Unis pour ainsi bénéficier d'un soutien en matière de sécurité afin de lutter contre les rebelles qui sèment la terreur dans l'Est du pays.
Une tentative de coup d'état manquée
Six personnes ont été tuées lors de la tentative de coup d'État ratée de l'année dernière, menée par une figure peu connue de l'opposition, Christian Malanga, qui visait le palais présidentiel à Kinshasa ainsi qu'un proche allié de Tshisekedi.
Selon l'armée congolaise, Christian Malanga a été tué par balle alors qu'il résistait à son arrestation, peu après avoir diffusé l'attaque en direct sur ses réseaux sociaux. Le fils de Malanga, Marcel Malanga, âgé de 21 ans et citoyen américain, fait partie des Américains condamnés pour avoir participé au coup d'État. Les autres Américains sont Tyler Thompson Jr, 21 ans, un ami de lycée du jeune Malanga qui s'est envolé pour l'Afrique depuis l'Utah pour ce que sa famille croyait être des vacances, et Benjamin Reuben Zalman-Polun, 36 ans, qui aurait connu Christian Malanga par l'intermédiaire d'une société d'extraction d'or.
Marcel Malanga a déclaré à la cour que son père les avait forcés, lui et Thompson, à participer à l'attaque. "Papa avait menacé de nous tuer si nous ne suivions pas ses ordres", a-t-il déclaré au cours des audiences.
La plupart des accusés étaient congolais, mais il y avait aussi un Britannique, un Belge et un Canadien.
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