Ouganda : Museveni au Soudan du Sud pour apaiser les tensions politiques

Le président ougandais Yoweri Museveni s'est rendu au Sud-Soudan vendredi dans un contexte de tensions croissantes. Le gouvernement du président sud-soudanais Salva Kiir craint un retour à la guerre civile, alimenté par une rivalité tendue avec son vice-président, Riek Machar.
Les tensions ont atteint un sommet après l'assignation à résidence de Machar, suite à des semaines de violences entre l'armée de Kiir et les forces fidèles à Machar. Museveni, allié de Kiir, a déjà soutenu ce dernier lors de précédents conflits en déployant des troupes pour protéger son gouvernement.
Cette instabilité a poussé les États-Unis à évacuer leur personnel non essentiel de Juba, tandis que les Nations Unies ont alerté sur le risque d'effacer les progrès durement acquis au Sud-Soudan. Les récents combats dans le nord du pays, impliquant la rivalité entre troupes gouvernementales et la milice rebelle de l'Armée blanche alliée à Machar, intensifient la crise.
La situation s'est aggravée avec la mort d'un général sud-soudanais et d'autres personnes dans un incident impliquant un hélicoptère de l'ONU. La capture de Nasir par l'Armée blanche et l'arrestation de plusieurs alliés de Machar à Juba, dont le général Gabriel Duop Lam, ont envenimé la situation.
Les relations déjà fragiles entre Kiir et Machar, exacerbées par la purge de responsables loyaux à Machar, fragilisent davantage l'accord de paix signé en 2018. Bien que Kiir ait appelé au calme récemment, le chemin vers une paix durable demeure parsemé d'embûches.
Depuis le début de la guerre civile en 2013, les rivalités politiques et ethniques ont causé plus de 400 000 morts. Bien que l’accord de paix ait permis à Machar de redevenir vice-président, la méfiance mutuelle persiste, compliquant la mise en œuvre de réformes cruciales. La communauté internationale exhorte à accélérer l'application de cet accord avant les élections présidentielle prévues en 2026.
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