Élection présidentielle en Roumanie : qui sont les principaux candidats ?

La campagne pour les élections présidentielles roumaines a officiellement débuté ce vendredi avec 11 candidats en lice. Le scrutin sera examiné de près après l'annulation du vote de décembre 2024.
George Simion crédité de 29 à 35 % des voix par les sondages
Lors des précédentes élections, le populiste d'extrême droite pro-russe Calin Georgescu avait remporté une victoire surprise au premier tour.
L'élection a toutefois été annulée par la Cour constitutionnelle après l'apparition d'allégations d'ingérence de la Russie dans la promotion du candidat, qui s'était présenté en tant qu'indépendant. Moscou a nié toute ingérence dans le scrutin.
L'extrême droite a depuis lors a apporté son soutien à George Simion, leader de l'Alliance pour l'unification des Roumains (AUR), le deuxième parti d'opposition du pays.
Les derniers sondages le donnent favori, avec 29 et 35% des voix.
Après George Simion, trois autres candidats sont bien placés dans les sondages : Nicusor Dan, maire de Bucarest, Crin Antonescu, candidat unique de la coalition gouvernementale pro-UE, et Victor Ponta, ancien premier ministre.
Les dernières enquêtes d'opinion placent Nicusor Dan à 20 %, Crin Antonescu à 19 % et Victor Ponta à 15 %.
Derrière eux se trouve Elena Lasconi, leader du parti d'opposition Save Romania Union (USR), qui avait terminé deuxième derrière Georgescu au premier tour du scrutin initial de décembre. Cette fois-ci, elle ne recueille que 7 % des voix et ne devrait pas être présente au second tour.
Que fait la Roumanie pour mettre fin aux interférences électorales ?
En décembre 2024, l'annulation des élections présidentielles avait été décidée par le Cour constitutionnelle deux jours seulement avant l'organisation du second tour et avait plongé ce pays membre de l'UE et de l'OTAN dans une crise politique prolongée.
Le Conseil de sécurité roumain a déclassifié des documents montrant que le pays avait été la cible d'"attaques hybrides agressives de la part de la Russie" pendant la période électorale, pour promouvoir Călin Georgescu.
En février de cette année, les procureurs roumains ont ouvert une enquête criminelle contre la figure d'extrême droite, l'accusant d'"incitation à des actions contre l'ordre constitutionnel", de soutien à des groupes fascistes et de fausses déclarations de financement de campagne électorale et de divulgation d'actifs.
Călin Georgescu a nié tout acte répréhensible.
Afin de lutter contre la désinformation, le Conseil national de l'audiovisuel roumain a lancé une vaste campagne contre les contenus illégaux en ligne.
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